www.mireillekerbaol.net

22 juillet 2009

De quoi parle-t-on ? Qu'on nous donne l'envie !

Trop vieux, plus jeune, plus people, moins ringard.... et les propositions socialistes c'est où dans tout ça ? Si avant de parler d'alliance et de partenaires nous parlions doctrine, choix sociétal, projet humain  ? Voilà 20 ans que l'on ne sais plus ce que veut dire socialisme.... Nous sommes un certain nombre penser que la  simple régle à calcul ne suffit pas à donner   l'envie ... envie ...d'avoir envie... de voter socialiste !   

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire lire le billet de Denis , militant de la 9° circonscription de Gironde ...

Parce que je crois qu'il a raison ...

Pardon Denis pour ton souhait de diffusion restreinte !!!

Posté par mireillekerbaol à 21:00 - Parti socialiste - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags :


Je choisis les propositions politiques

Par Garnier le 21 juil 2009 | en réponse à un blog - (diffusion restreinte)

Bonne lecture de gauche

C’est dramatique. Même les plus convaincus des militants se mettent à penser que pour gagner il faut balayer du modem au NPA.
Est-ce la poule qui a fait l’œuf ou l’œuf qui fait la poule ?
Sont-ce les partenaires qui font l’élection, ou sont-ce les propositions politiques ?
Pour gagner avant tout il faut être audible. Il faut convaincre sur un projet politique qui ne laisse aucune ambigüité sur sa cohérence et son alternative à la politique actuelle. Bien avant les élections on disait que la droite était frileuse et qu’elle n’avait pas de ligne politique. Avec Sarkozy, elle est fière, doctrinale et sa ligne politique est claire.

Je veux un président de gauche, je veux qu’il me donne envie, je veux qu’il porte un programme pour plus d’égalité et pour une véritable République libre et solidaire.

Si j’étais celui-là,

En matière économique :

 Je mettrais en place un service bancaire d’Etat, non seulement au service des entreprises, mais aussi du microcrédit pour les plus nécessiteux, un service qui aurait l’exclusivité de l’épargne populaire (livret A)
 Je limiterais les opérations boursières aux seules utilités de l’entreprise, c’est-à-dire que j’interdirais toutes transactions spéculatives sans valeurs industrielles.
 J’encouragerais l’investissement dans et vers les entreprises,
 Je réduirais les charges qui pèsent sur l’emploi en faisant supporter une partie d’entres-elles sur la transmission du patrimoine qui sera réduit à sa plus simple expression. (L’Etat prendra tout au dessus par exemple de 20.000 euros par enfant)
 Je taxerais les terrains à bâtir pour les aligner sur le prix des terres agricoles, c’est-à-dire que tout ce qui dépasse sera reversé à l’Etat ou aux collectivités territoriales
 J’engagerais une réforme de la fiscalité qui soumettra à l’impôt tous les revenus, travail, stock option, intéressement, rente, retraite, placements, fonciers, allocations, RSA, ….L’impôt sera pour tous, progressif, de l’euro symbolique à 60% des revenus annuels. L’impôt c’est la première des solidarités. Toutes les niches fiscales seront supprimées et feront l’objet de mesures compensatoires directes si nécessaire. L’égalité devant l’impôt devra être la règle
 Le SMIC et les salaires de la fonction publique (seuls secteurs sur lequel l’Etat peut décider) seront augmentés de 10%, dont 5% seront affectés aux comptes sociaux. Ainsi, 50% des augmentations de salaires iront aux comptes sociaux jusqu’au retour de l’équilibre des comptes.
 J’organiserais la durée du travail en 4 jours de 8 heures.
 Le chômage sera indemnisé à raison de 90% du dernier salaire
 ….

En matière sociale :

Les mesures ci-dessus permettront :
- De retrouver l’équilibre des comptes de la nation et de ses comptes sociaux
- De favoriser le retour au plein emploi
- D’assurer la gratuité des soins, de l’éducation et des études à tous les citoyens
- De donner les moyens pour une justice qui est actuellement paralysée
- De remettre en place une police de proximité dans les quartiers
- D’encourager le travail des associations
- De créer des maisons de services publics dans toutes les intercommunalités
- De nationaliser la distribution de l’eau, du gaz et de l’électricité
- De garantir un logement décent à tous et un accès plus facile à la propriété.
- ….
Voilà quelques idées à verser au débat ! Le PS contient à la fois toutes ces propositions et toutes les explications pour dire que ce n’est pas possible !
Si nous expliquons aux Français que l’âge de la retraite doit être reculé, que les charges sont trop lourdes, etc., avant de définir un projet politique, alors oui le PS est politiquement mort !
Si nous avons de l’ambition pour tous à travers chacun, alors nous rassemblerons et nous pourrons tous participer à la réalisation d’un projet alternatif.

A vous de mesurer les écarts! de compléter ou de m'expliquer que ce n'est pas possible..

Très cordialement

Denis GARNIER

Posté par mireillekerbaol à 20:46 - Parti socialiste - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags :

09 juillet 2009

François Deluga - La territoriale est à un tournan

François Deluga - La territoriale est à un tournan
Vidéo envoyée par Acteurspublics

Beaucoup d'annonces tendent aujourd'hui à faire disparaître la fonction publique territoriale. Qu'il s'agisse des mesures contenues dans la loi mobilité ou des propositions de loi visant à substituer le contrat au concours, ces projets inquiètent au plus haut point François Deluga, président du Centre national de lafonction publique territoriale, plus que les questions de réorganisation territoriale. François Deluga est président du CNFPT

Posté par mireillekerbaol à 17:57 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

27 juin 2009

Et si on commençait par des primaires du projet ...

Harlem Désir LE MONDE | 26.06.09

HarlemAprès chaque défaite, le temps de l'incantation revient et les socialistes psalmodient "rénovation, révolution, refondation", autant pour effacer leurs erreurs passées que pour se protéger d'un avenir qu'ils ne parviennent plus à préparer.

Nos fautes et nos insuffisances sont pourtant d'autant mieux connues qu'elles sont collectives : les divisions jusqu'à l'absurde, la confrontation permanente des ambitions, les postures individuelles qui empêchent les positions communes et, partant, le manque de travail, d'imagination et de courage pour renouveler notre vision du monde et nos propositions. Seule une terrible surdité pourrait nous empêcher d'entendre le message de ces élections européennes : nos comportements exaspèrent les Français, qui exigent de savoir de quel projet nouveau et enthousiasmant les socialistes sont porteurs. Ils nous ont intimé l'ordre de changer, et vite. Sans ce sursaut, nous ne susciterons même plus l'énervement de nos concitoyens, nous les laisserons indifférents.

Comme souvent dans les cas de dépression profonde, il n'y a pas d'explication unique. Au-delà de la crise d'identité de la social-démocratie européenne, le PS français reste confronté à une épreuve spécifique, institutionnelle : la Ve République, dont l'avatar le plus récent est l'hyperprésidentialisme de Nicolas Sarkozy. Or, face à la présidentialisation du régime, le PS a glissé vers une forme dangereuse d'alignement : nombre de ses animateurs sont trop souvent liés par un unique point commun, l'ambition présidentielle que chacun se croit fondé à nourrir. Ces présidentiables, ou qui se croient tels, concentrent leur énergie dans la recherche d'un outil qui les départagera dans leur course sans fin, tandis que les militants socialistes devraient se contenter d'attendre le nouveau champion.

En réalité, ce que révèle le débat naissant sur les primaires, ce sont nos faiblesses, et non le début de la rénovation : la paresse intellectuelle, la mauvaise imitation de ce qui se fait ailleurs, l'obsession de nous-mêmes et le goût destructeur pour les affrontements de personnes. Plutôt que d'entendre le message des Français, allons-nous une nouvelle fois nous replier sur notre vie interne, nos procédures et l'exacerbation de la compétition entre les ego ?

Au regard des grands défis de la gauche, les primaires sont finalement assez secondaires, comme l'enseigne l'expérience italienne. Dans un contexte de rassemblement, elles ont vu Romano Prodi l'emporter face à Berlusconi. A l'inverse dans un contexte de division, elles n'ont pas été la formule magique de la victoire pour Walter Veltroni. Les primaires ne sont qu'un instrument alors que le PS a besoin de retrouver une vision.

GUERRES PICROCHOLINES

Car le temps est venu pour le PS de changer. Plutôt que d'inviter les citoyens à prendre part à nos guerres picrocholines, il est primordial de construire un projet de société, radicalement nouveau, pour la France. Il est clair que le PS ne peut préparer 2012 en vase clos et doit s'ouvrir. S'il a besoin de primaires, c'est d'abord de primaires du projet, un grand projet élaboré par tous ceux qui veulent redresser la gauche. A cet égard, il est urgent de casser le mur qui nous sépare des intellectuels, des associations, des syndicats, des énergies de la société, en particulier les jeunes et les classes populaires, dont l'abstention massive est une raison clé du résultat du 7 juin.

Nous devons mettre en débat avec les citoyens les réponses à apporter aux questions essentielles, comme l'invention d'une nouvelle croissance, l'urgence environnementale, la redistribution efficace, la régulation de la mondialisation, le pouvoir dans l'entreprise, le malaise de la jeunesse et la crise de l'école, la société numérique, le nouvel horizon des droits et des libertés.

Notre projet devra, ensuite, trouver à s'incarner. Mais les socialistes doivent se méfier du culte de l'homme providentiel : le bonapartisme de l'UMP est contraire à notre identité et à nos valeurs. Les déconvenues du MoDem montrent les limites des aventures personnelles. Le premier des socialistes pour l'élection présidentielle sera aussi celui ou celle qui, le mieux, aura compris l'absolue nécessité de faire vivre un élan collectif et de lever une armée de talents face à la droite, en particulier en s'appuyant sur une nouvelle génération, à l'image de la société et capable de ferrailler contre l'UMP autant que d'irriguer le parti d'idées neuves. Il n'y a désormais qu'un chemin pour le PS, celui du travail, de l'inventivité, de l'unité et de l'ouverture radicale à la société. La claque du 7 juin ne doit pas nous assommer mais nous réveiller.

Article paru dans l'édition du 27.06.09

Posté par mireillekerbaol à 08:18 - Parti socialiste - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,

21 juin 2009

Cela s´est passé en France l´année dernière

Extrait du Blog D’Alain ANZIANI

Chaque année, la commission nationale de Déontologie dresse un constat des atteintes aux droits fondamentaux dans notre pays. Ce rapport nous donne une vision inquiétante de la « culture des libertés publiques ». Bien sûr, il ne s´agit pas de confondre « des bavures » avec une attitude systématique des forces de l´ordre. Mais, en même temps, comment ne pas constater la fragilité du respect des libertés publiques dans une nation comme la nôtre.

Bien entendu, la commission n´a retenu que les exemples les plus éloquents et les mieux établis.

Cinq jeunes âgés de 15 à 18 ans subissent des violences lors de leur interpellation dans le quartier de la Goutte d´Or à Paris

Dans le quartier de la Goutte d´Or à Paris, des policiers interpellent cinq jeunes âgés de 15 à 18 ans au motif qu´ils les auraient insultés et menacés quelques heures plus tôt, avant de s´enfuir. Les jeunes, allongés face contre terre, ont été frappés, insultés, gazés et laissés au sol les mains menottées dans le dos. Ils restent quarante-huit heures en garde à vue, suspectés d´outrage, d´incitation à l´émeute, de menace de mort sur une personne chargée d´une mission de service public et de rébellion en réunion... Les mineurs n´ont été examinés par un médecin que quatorze et seize heures après leur placement en garde à vue et douze heures après la prolongation de la garde à vue. Ces délais sont d´autant plus inacceptables que deux mineurs avaient reçu des émanations de gaz lacrymogènes et se plaignaient de douleurs diverses.

Les époux N., âgés de 70 ans, fouillés à nu après s´être présentés spontanément à leur convocation, dans le cadre d´une procédure relative à l´utilisation d´un chéquier appartenant à un tiers

La banque remet aux époux N. trois chéquiers, dont deux appartenaient à d´autres clients.  Les époux ne s´en aperçoivent pas et utilisent un des deux chéquiers sept fois en l'espace de six mois avec leurs propres signatures. Le propriétaire du chéquier dépose plainte contre X pour usage frauduleux de moyens de paiement. Les époux sont rapidement identifiés par la police comme étant les utilisateurs du chéquier et sont alors convoqués au commissariat d´Athis-Mons. Dès leur arrivée, ils sont placés en garde à vue ; leurs droits leur sont notifiés, puis ils font l´objet d´une fouille, au cours de laquelle Mme N. a dû se déshabiller entièrement, « soutien-gorge et slip enlevés et fouillés » devant elle par deux fonctionnaires féminins, et M. N. a été palpé alors qu´il se trouvait en slip et tee-shirt. Aucun élément ne justifiait une telle fouille à nu, rien ne laissant présumer que les gardés à vue dissimulaient des objets dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui.

M. G.P., en état d´ivresse, pris en charge par des policiers, est amené sur un banc en bordure de Seine. Sans surveillance, il se noie.

Soucieuse de l´état de santé de M. G.P., la compagne de son père, après avoir vainement sollicité le SAMU et les pompiers, appelle le commissariat de police de Corbeil. Trois gardiens de la paix emmènent M. G.P. à bord de leur véhicule administratif. Celui-ci demandant de « ne pas être enfermé », les trois fonctionnaires, afin de poursuivre des activités sans lien avec le service, décident, de concert, de le déposer « dans un coin tranquille où il ne serait pas importuné ». Ils l´asseyent ainsi sur un banc en bordure de Seine. M. G.P. se relève et se dirige vers le fleuve, le gardien S.Z. le rejoint et le fait asseoir à nouveau sur le banc, avant de quitter les lieux. Les trois fonctionnaires regagnent leur service. Quelques instants plus tard, M. G.P. se jette dans la Seine. Son corps sera retrouvé environ un mois après les faits.

B-A.F., 9 ans, interpellé dans l´enceinte de son école suite à une bagarre avec une camarade

Le 12 février 2008, B-A.F., élève en CM1 dans une école élémentaire du 18arrondissement

joue avec sa camarade C., jusqu´à ce qu´ils se disputent. Ils échangent des insultes, B-A.F. donne une gifle à C. La surveillante, Mme R., occupée avec d´autres élèves, n´a pas assisté à la querelle. En sortant de la salle, B-A.F. bouscule C., qui se cogne en tombant. Elle se met à pleurer. Mme R. intervient pour que les enfants se réconcilient. Vers midi, la mère de C. se rend à l´école, parle à Mme R. de l´incident entre sa fille et B-A.F. Elle déclare qu´elle portera plainte. Moins d´une heure plus tard, deux fonctionnaires de police en uniforme attendent B-A.F. dans le bureau du directeur : suite au dépôt de plainte et à la constatation d´une trace rouge sur la joue de C., ils veulent entendre le garçon et la surveillante. Sur ordre du lieutenant K.A., les policiers invitent tous les protagonistes à les suivre au commissariat. Quand la mère de B-A.F. arrive au commissariat, son fils est en train d´être auditionné. De 15h20 à 16h20, l´enfant est à nouveau entendu, en présence de sa mère cette fois. Avant de quitter le commissariat, un fonctionnaire fait entrer B-A.F. dans une cellule de garde à vue vide, en lui disant que, s´il continuait dans la même voie, il y serait enfermé. Le maintien dans les locaux d´un commissariat pendant près de quatre heures, ainsi que la visite d´un local de garde à vue par un mineur de 9 ans, sans l´accord de la mère, pour le dissuader de commettre des actes de délinquance, sont des situations potentiellement traumatisantes pour l´enfant.

Rapport de la Commission nationale de Déontologie de la Sécurité,  2008.

http://www.cnds.fr/rapports/ra_pdf/Bilan_activite_2008.pdf

Posté par mireillekerbaol à 16:26 - Liberté, Egalité, Fraternité - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags :